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Les systèmes de compensation des opérations de change

Vous êtes ici : » » Les systèmes de compensation des opérations de change ; écrit le: 7 mars 2012 par tayechi

Les systèmes de compensation des opérations de changeLe système CLS

Sur le marché des changes, les opérations de change se traitent valeur deux jours. Le risque des opérations de change tient à l’asynchronie des deux opérations de cash qui la composent : le règlement des transactions est effectué sur deux places différentes et donc par deux systèmes de paiement indépendants l’un de l’autre. Selon le rapport Allsopp (CPSS), le risque de change est « le risque que l’une des parties à une opération de change livre la devise qu’elle a vendue sans recevoir la devise qu’elle a achetée ». Un système de compensation des opérations de change ne peut totalement supprimer le risque propre à ce type de transaction, mais il peut le réduire considérablement en facilitant l’adossement des contreparties, la simultanéité des opérations et l’optimisation de la liquidité générée par le système.

Dans les opérations de type PVP (Payement v. Payement : soit deux opérations de cash adossées), le risque porte à la fois sur le montant de la transaction et le délai de traitement. La durée se calcule entre le moment où le compte d’une des parties dans la devise vendue est débité et le moment où son compte dans la devise achetée est définitivement crédité. L’ordre de paiement est irrévocable quand la banque correspondante de la monnaie vendue ne peut plus annuler la transaction.



Dans les systèmes pratiquant la gestion de files d’attente, la banque émettrice peut retirer un ordre tant qu’il n’a pas fait l’objet d’un règlement définitif. L’irrévocabilité dépend alors du système de reporting : si la banque correspondante connaît en temps réel le statut de l’ordre dans la file d’attente, il est encore possible de l’annuler. Si la banque correspondante ne dispose pas de l’information ou si son organisation ne permet pas de transmettre l’information en temps réel, la banque qui a initié l’ordre ne pourra plus intervenir. L’impossibilité pratique d’intervenir dans le traitement des ordres en cours allonge le délai de règlement (et donc le risque) de 24h.

Les différentes devises sont traitées sur des places séparées par un décalage horaire qui peut atteindre plusieurs heures : 7 heures de Tokyo à Londres, 5 heures de Londres à New York, 12 heures de New York à Tokyo. Le marché des changes abolit le temps : il fonctionne 24 h sur 24 (en partant de la zone Asie-Pacifique). Un cambiste peut reporter sa position de place en place tout autour du globe. En dépit de l’extension des périodes opérationnelles, les plages communes sont très étroites, mais il est toujours possible de traiter sur les marchés offshore. Les opérations de change interbancaires se traitent valeur 2 jours pour tenir compte des délais de traitement . La durée de l’exposition au risque de change est de 2 jours ouvrés dans 75 % des cas, de 3 jours ouvrés dans 8 % des cas, de 4 jours et plus dans 8 % des cas. On n’a recours au règlement valeur jour que dans 9 % des cas.

Le risque de change est donc la combinaison d’un risque de capital et d’un risque de temps (montant de l’opération x nombre de jours). La compensation des opérations a précisément pour objet de réduire le montant du risque de change (en diminuant le recours au marché) et d’économiser la liquidité. Sachant que la moyenne du volume des opérations de change dans le monde est de l’ordre de 1,9 milliard de dollars US par jour (2004). le seul décalage horaire peut générer des risques considérables.

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