Les moyens de paiement : La monnaie fiduciaire
Seul le Royaume-Uni reste stable d’une année sur l’autre (3,3 % en très légère augmentation au cours de ces dernières années, ce qui le situe dans la fourchette basse). Pour les autres, si l’on retient les chiffres de 2000 plus représentatifs, on va de 3,1 % en France (stable) à 6,2 % en Allemagne (en légère diminution).
On trouve dans la fourchette haute, outre l’Allemagne, l’Italie (6,0 % en hausse), la Belgique (4,8 % stable). Hors de l’Union Européenne, les records d’utilisation reviennent à la Suisse (8,5 % en légère augmentation sur longue période) et surtout au Japon (14,3 %, en augmentation), les États-Unis se situant à 6 % (en croissance lente mais régulière), soit proche de la moyenne européenne.
La situation hors normes du franc suisse est due à l’utilisation internationale de cette monnaie, particulièrement des espèces, par rapport à une base économique étroite (en termes de PNB), et à une faible vitesse de circulation due à la forte thésaurisation. En revanche, le cas du Japon relève de circonstances historiques. En pourcentage de Ml (espèces et dépôts à vue), on retrouve la même répartition : les espèces représentent 4,8 % de M1 (stable) au Royaume-Uni contre 50,8 % (en augmentation) aux États-Unis. La moitié de la masse monétaire en dollars circule à l’étranger comme monnaie refuge voire comme monnaie de substitution (dollarisation de certaines économies émergentes).
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