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Les systèmes de compensation des opérations de change : Le risque de change

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Les systèmes de compensation des opérations de change : Le risque de change

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La faillite de la Banque Herstatt

Le 26 juin 1974, la Bundesbank retirait sa licence bancaire à la Ban- khaus Herstatt, une petite banque familiale allemande très active sur le marché des changes, en tout cas plus active que ne le justifiaient son bilan ou ses opérations clientèle. Se trouvant en difficulté sur le marché domestique, la banque vend des dollars pour se procurer les marks dont elle a besoin pour faire face à ses obligations vis-à-vis de la chambre de compensation. Se heurtant à la réticence des banques qui s’inquiètent de ses engagements croissants en devises (Bankhaus Herstatt acceptait des conditions notoirement hors marché), la banque se révèle incapable d’approvisionner son compte de clearing. Fidèle à sa politique constante en la matière, la Bundesbank fut obligée de prononcer la suspension des paiements en cours de séance (on le lui a ensuite reproché). Du fait du décalage horaire

entre Francfort et New York et des délais d’usance (2 jours ouverts), les banques qui avaient traité avec Herstatt, avaient livré leurs marks (par l’intermédiaire de leur correspondant local) alors que Herstatt n’avait pas encore payé ses dollars à New York. Des deux transactions qui forment une opération de change, une seule était exécutée et elle était irrévocable. La défaillance de la Banque Herstatt est devenue un cas d’école : on parle depuis de « risque Herstatt ».

Le rapport Allsopp (1996) et les recommandations du CPSS (1998)

Le rapport Allsopp 1 analyse les risques de paiement générés par les opérations de change et formule un certain nombre de recommandations. S’inspirant des opérations sur titres (DVP), le Rapport Allsopp recommande de mettre en place un mécanisme qui assure la simultanéité et l’interdépendance des deux « legs » de l’opération de change (PVP). Pour ce faire, il propose d’encadrer les opérations de change par des accords interbancaires :

  • des accords entre banques : des accords de netting bilatéraux ou multilatéraux peuvent diminuer le risque de change de 50 à 70 % ;
  •  des accords au niveau de la profession : il s’agit d’accords bilatéraux comme FXNET (SWIFT) ou IFEMA (International Foreign Exchange Master Agreement) ou multilatéraux comme celui de la CLS Bank ou les
  • opérations CFD (Contracta for Différences), variantes des opérations à terme ;
  • des accords entre banques centrales : les banques centrales ont réduit le délai d’exécution des opérations de change en généralisant les systèmes RTGS (simultanéité des opérations) et en harmonisant le calendrier des jours ouvrables et les horaires afin d’étendre les plages de recouvrement.

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