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La gestion des risques des systèmes DVP

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La gestion des risques des systèmes DVP

ARTICLE

L’analyse des risques spécifiques

Le risque de contrepartie

Le risque de contrepartie (risque de crédit et risque de liquidité) porte sur la totalité du montant de la transaction (capital risk). Suivant celle des deux parties (legs) de la transaction qui est défaillante (la livraison des titres et le paiement du cash), le risque prend l’une ou l’autre des deux configurations possibles :

  • livraison des titres/pas de paiement du cash correspondant.
  • règlement de la partie cash/pas de livraison des titres.

Le risque de financement

Le risque de financement (funding risk) porte sur la partie cash de la transaction.

a) En cas d’achat de titres sans livraison ou de vente de titres sans paie¬ment, la partie de la transaction victime de la défaillance de l’autre partie doit effectuer une nouvelle transaction : rachat des titres non livrés ou revente de titres non vendus. Mais la nouvelle transaction ne pourra pas être réalisée aux mêmes conditions car le marché a évolué entre temps. La partie lésée va donc enregistrer une perte (ou un gain) correspondant à l’évolution des cours.

b)En cas de transaction financée par un emprunt, le bénéficiaire de l’emprunt va être pénalisé par la défaillance de son partenaire :

  •  risque de volatilité des cours : si les titres n’ont pas été livrés, l’acheteur doit racheter les titres qui lui manquent sur le marché à des conditions différentes. Le remboursement de l’emprunt peut être compromis si les cours ont baissé entre-temps (c’est le phénomène qui a précipité la crise de 1929 aux États-Unis) ;
  • risques de volatilité des taux d’intérêt : si les taux d’intérêt ont monté entre temps, le refinancement de l’achat des titres va coûter plus cher, ce qui risque d’affecter les résultats de la transaction si la hausse du coût de financement fait plus que compenser le gain de la transaction sur les titres.

Le risque de crédit

En cas de défaillance due à l’insolvabilité d’une des composantes de la chaîne de traitement (ce peut être l’une des deux parties de la transaction mais aussi une banque de clearing, l’organisme de conservation, la contrepartie centrale ou la banque de règlement), les parties ne peuvent s’assurer du dénouement de l’opération.

Le risque de liquidité

De même si l’une des parties n’est pas en mesure de fournir le cash ou les titres au moment requis, la transaction ne peut être finalisée. Faute de quoi l’autre partie doit se tourner vers le marché pour se procurer le cash (emprunt) ou les titres (achat) manquants. Le risque de liquidité d’un participant peut ainsi déboucher sur un risque de marché.

Le risque systémique

Si la défaillance de l’une des parties entraîne la diffusion du défaut de paiement ou de livraison à d’autres parties, nous avons affaire à l’amorce d’une crise systémique qui peut gagner l’ensemble du marché et même, par un effet de sciciparité, les autres marchés (transaction localisée sur une place étrangère ou libellée en devise).

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